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  >  Culture et Patrimoine   >  Dossier Spécial Crise – N’oubliez pas le guide !

Cher lecteur, ô te revoilà ! LOL. *ME* revoilà, en fait. J’ai été absente parce que j’avais de gros chats à fouetter, et ces gros chats sont l’objet de cet article. Je t’accueille donc aujourd’hui avec un sujet pas très joyeux mais super important : n’oubliez pas le guide !

Je sais que tu sais que je sais que tu sais que je suis guide-conférencière de métier, surtout si tu as lu mes premiers articles (ici ou ici). Ma passion, c’est la transmission, et j’exerce à 95% à Paris (oui les 5% restants c’est Versailles, ça va c’est pas trop loin)

J’ai lu il y a peu que « guide-conférencier, c’est le meilleur métier du monde mais c’est l’emploi le plus détestable« . Et bien, c’est chaud, mais c’est proche de la vérité. Et en ces temps troublés par la crise sanitaire/économique/politique/ta mère en slip, la profession est encore plus méchamment malmenée et tout bonnement zappée.

Je t’explique pourquoi, comment, des origines au WTF actuel :

D’abord, comment on devient guide-conférencier ?

Pour devenir guide-conférencier il faut obtenir la carte professionnelle, le précieux sésame qui nous fait entrer dans le beau monde de la culture et du tourisme. Sans cette carte, t’es pas guide-conférencier. Point. Seuls les guides-conférenciers peuvent guider dans les musées et les monuments.

Cela signifie que le métier de guide-conférencier est une profession réglementée, comme les huissiers, les pharmaciens, et plus récemment les VTC, etc …

Actuellement, pour obtenir la carte professionnelle, il y a plusieurs moyens : L’école du Louvre ou la Licence professionnelle. Moi, j’ai fait la licence, donc c’est le seul moyen dont je peux te parler en connaissance certaine. Mais c’est un autre sujet dont je te parlerai avec amour et plaisir dans un prochain article.

A l’issue de la formation, t’as un bulletin de notes avec écrit « ADMIS » en énorme dessus. Tu l’envoies à ta préfecture avec une photo de toi et ils te la renvoient. MAIS cette fois-ci elle est collée sur ta CAAARTE !!

Alors, non je te montrerai pas ma photo. Elle est dégueu. C’était le 11 juillet 2013, il faisait 35 degrés. Le photomaton se trouvait dans un Carrefour Market où la clim’ avait pété. Frisottis et peau qui brille For Eveeeeer. J’en veux pour preuve que le photomaton a imprimé 6 photos. J’en ai utilisé une. Et j’ai toujours les 5 autres. Elle est dégueu j’te dis n’insiste pas !

La réforme de 2012

En 2012, il y a eu une réforme pour englober tous plein de types de guides sous la même dénomination. Adieu guides nationaux, adios guides-interprètes, au revoooiir guides des villes d’art et d’histoire … Désormais, bienvenue LE GUIDE-CONFERENCIER. Tous ces guides ont dû faire une demande de « nouvelle carte » professionnelle. Ils sont passés d’un beau badge, genre carte bleue, solide, épais, classieux à … une pauvre page de canson avec un tampon en relief. Si tu la perds, tu peux faire une demande de duplicata. On te renvoie LE MÊME MORCEAU DE CARTON avec écrit dessus en rouge et en énorme : DUPLICATAAAAA ! De quoi te rappeler que tu t’es fait chourer ton porte-feuille dans le métro toute ta vie. NUUUUL !

Le port de la carte : pas obligatoire mais vivement conseillé

Cette carte (ou ce duplicata trop nul) il faut la porter en évidence pendant les visites pour être repéré comme « professionnel » par les autres. Comme un badge. Mais comme c’est un document officiel, il est interdit de la plastifier. Donc le système débrouille entre en jeu et tu te démènes à créer des petits manteaux plastifiés à ta carte, comme une petite poupée. Et tu changes à chaque saison. Non pas parce que ta carte est une fashion victime, que nenni ! Non, tout simplement, parce que l’humain derrière la carte bouge, se faufile entre les touristes, les passants, et que la carte morfle. Il faut lui changer son petit manteau régulièrement au risque qu’elle tombe et qu’elle se perde. Et non, y a pas d’accueil pour les petites cartes pro qui ont perdu leur maman ou leur papa à l’entrée du magasin/musée/monument/rue/métro.

je fais des cercles de cristaux régénérants pour insuffler de l’énergie à ma carte pro en fin de vie 🙂

Tu rends compte ? Nan, mais tu rends compte ? Bref. (je dis beaucoup « bref » dans cet article. Vois-le comme un synonyme de « si je continue, je vais partir en cacahuète »)

Une carte pour les gouverner tous : oui mais non, on n’est pas dans le Seigneur des Anneaux (heureusement d’ailleurs …)

Depuis la réforme de 2012, tous les guides diplômés sont donc dans le même bateau, parce qu’ils ont la même « appellation ». Et bah non. De un, parce que le changement, pour de vrai, c’est dur. Et de deux, parce que finalement on n’est pas logés à la même enseigne.

Les « anciens » ne se sentent pas forcément G-C : et c’est normal

Personnellement, j’ai été diplômée en 2013, donc je me suis inscrite à la formation post réforme. Je voguais en sachant que je serai G-C à la fin. Mais pour un guide diplômé « d’avant » avec une autre appellation, dur, dur, de « changer de nom » quand on n’a pas la même formation ou le même diplôme que le collègue d’à côté :

« Bonjour à tous ! Je m’présente, je m’appelle Henri, j’aim’rais bien réussir ma vie et je suis Guide Nation … ah merde, non, je suis Guide-conférencier maintenant. Comment ça, je sais pas quel métier je fais ? Comment ça je viens de me décrédibiliser tout seul ? Attends deux secondes, j’enlève ma carte en carton parce que j’ai plus le droit d’utiliser l’autre qui était bien solide et que celle-là ne résistera pas, et je viens te refaire le portrait, bouge paaaas » (Ceci est une énorme caricature issue de mon cerveau congestionné. Merci. Bisous)

Les Guides d’avant 2012, pour beaucoup, se sentent toujours appartenir à leur « groupe » d’avant. Nombre d’entre eux était contre la réforme. Mais, comme dit plus haut, je ne peux pas trop me prononcer sur la question, j’y étais pas.

Les différences criantes de statut

Les Guides-Conférenciers peuvent être salariés.

En CDI, par exemple, ils peuvent être employés par un musée, un monument, un office de tourisme, une ville, une agence.

Il y a aussi des guides qui travaillent en CDDU, qu’on appelle aussi le CDD à la vacation. Chaque visite devient un contrat, ce qui leur ouvre les droits pôle emploi pendant la basse saison.

Et puis, il y a les indépendants, dont je fais partie, avec le statut de l’autoentreprise par exemple.

Donc un micro-résumé s’impose : plusieurs « origines » du diplôme, plusieurs formations, plusieurs statuts, différents droits, différents devoirs, et désormais : BEAUCOUP D’EMMERDES !

Une profession malmenée par la conjoncture

Les guides-conférenciers dépendent du tourisme, de la culture, du patrimoine et de la bonne santé de l’économie en général. En gros, si tu as pas beaucoup de sous pour faire des visites guidées, nous on est c*****és. Mais ça on le sait et on fait avec.

Mais on dépend aussi de tout un tas de facteurs auxquels tu n’as pas forcément pensé :

  • La météo : Trop chaud, tu veux aller au cinéma sous la clim’/trop froid, tu restes au chaud sous la couette. Nous on est au point de rendez-vous et des fois, c’est rare mais ça arrive, on attend pour rien parce que le client pense que parce qu’il a décidé de pas venir, alors le G-C SAIT. Sans prévenir.
  • Les transports : à la première grève, défaillance, ou accident, embouteillage, tu as de fortes chances que ton groupe se retrouve coincé et annule.
  • Les fermetures anticipées des musées et monuments : préavis de grève, travaux. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis retrouvée avec un groupe devant le Panthéon fermé !

Cela n’a l’air de rien mais la visite des jardins de Versailles par 38° sans ombre avec le rer C bondé derrière sans clim’, ça m’fait plaisir c’est cadeau. Malheureusement, il y a aussi des facteurs imprévus qui mettent à mal TOUTE la profession :

  • les attentats. Plus personne ne sort et n’assiste à des visites après de tels « évènements »
  • les GROSSES grèves comme celle de décembre 2019
  • Et le p’tit nouveau, le virus mortel

Et avec la Covid-19 (oui tu as vu qu’il fallait dire LA Covid maintenant ? ), tout a changé. Désormais, nous sommes très énervés (et/ou totalement déprimés).

Guider c’est un métier, pas un job d’été !

Les guides-conférenciers manquent systématiquement de reconnaissance et de protection. C’est toujours le dernier métier de la culture et du tourisme dont on parle quand il y a un problème général. Plusieurs raisons à cela :

Nous ne sommes pas nombreux. En France, il y a environ 10 000 cartes professionnelles de G-C en circulation. Mais seules 3 500 environ sont utilisées par des guides dont c’est l’activité principale. Donc nous ne sommes QUE 3 500 guides-conférenciers en activité. C’est tout petit !

Mais aussi, parce qu’on parle tellement peu de nous que peu de gens savent que c’est un VRAI métier ! Avec des études souvent longues, des formations en continu, etc … En témoignent les nombreux : « Vous êtes étudiante ? Parce que c’est vachement bien ce que vous dites ! « , « vous êtes bénévole ? « , « ma nièce recherche un job étudiant cet été, vous pouvez me donner le nom de votre agence ?  » Oui. C’est du vécu.

Ce qui m’amène à une autre raison : La concurrence déloyale. J’ai nommé : les freetours ! Ils méritent un article rien que pour eux ceux-là. Ils n’ont de gratuit que le nom : on demande une participation sous forme de pourboire. La plupart des guides ne sont pas encartés et précisent « je suis étudiant, payé au pourboire ». Et après, les clients rechignent à nous payer, nous demandent si on est étudiant. Une fois, j’ai même un client qui refusait de payer au début de la visite prétextant qu’il ne me payerait que si la visite lui plaisait. J’ai tenu bon, mais zut à la fin !

Fermeture des musées et confinement : anxiété puissance 1000

Quand les musées, grands, petits, tous, ont annoncé leur fermeture le 13 mars 2020, premier réflexe de mon cerveau un peu con parfois : « Ahahah nan, c’est vendredi 13 c’est pour ça ? poisson d’avril en avance ? hein, hein ?  » Deuxième réflexe : « et le loyer, il vient comment ? A PIEEEEDS ?  » Troisième réflexe :

Donc plus de boulot, au tout début de la saison haute, celle qui nous fait vivre, voire survivre tout le reste de l’année. Puis il y a eu le confinement. Je te le refais pas. Tu l’as vécu aussi.

Le Fonds de solidarité pour les autoentrepreneurs

Rapidement, le gouvernement a mis en place « le Fonds de Solidarité pour les entreprises fragilisées par le Covid ». Il fallait comparer son chiffre d’affaires de mars 2020 avec celui de mars 2019 et que la soustraction prouve une perte de 70%. Plusieurs G-C atteignaient ce chiffre, notamment ceux qui travaillent avec les touristes chinois, alors cloitrés dans leur pays depuis le 31 janvier. Mais pour plein d’entreprises, c’est la fermeture des commerces, bars, restaurants, cinémas, salles de spectacles, musées, ET le fameux confinement … qui ont mis l’activité en suspend. Et je sais pas pour toi, mais quand je calcule, le 18 mars se situait plus proche de la moitié du mois que de son premier tiers …

Donc plusieurs syndicats professionnels sont montés au créneau et le FDS a été débloqué pour les entreprises qui peuvent justifier d’une perte de 50% ou plus.

Donc, ME CONCERNANT, j’ai un filet de sécurité. Et ce filet, grâce au « Plan tourisme » du 14 mai 2020, il sera prolongé jusqu’en décembre 2020.

PETARD LA VICTOIRE DE OOUUUF. 7 ans que je fais ce taf et c’est la première fois qu’on est considérés et … Wait a minute …

Le WTF des G-C salariés

40% des G-C sont exclusivement en autoentreprise (et … calcul perso, 95% ne sont pas contents-contents de ce statut, #jesuis95%), le reste est en salariat et en mixte (du salariat et de l’autoentreprise), donc plus de la moitié des G-C. Ceux-là ont d’ENORMES problèmes, que je schématise :

La saison haute leur permet habituellement de travailler beaucoup et de comptabiliser des heures qui leur permettront de toucher le chômage pendant la période basse et jusqu’à la reprise de la prochaine saison haute. Là, pas de saison haute, pas de nouveaux « points ». Donc fin imminente des droits chez Polo sans espoir de toucher trois maravédis jusqu’à la prochaine reprise en 2021.

A cela s’ajoute un scandale quand même assez dingue : les boîtes qui engagent les G-C en CDDU ne leur ont pas fait signer les contrats qui prouvaient les 300 visites à venir. Donc aucune preuve qu’ils allaient travailler pour activer leurs droits. Et c’est sans compter sur les boîtes qui refusent d’activer le chômage partiel pour leurs employés.

ça, PLUS la réforme du chômage qui transforme ces salariés « temps plein mais pas vraiment, c’est en fonction de la météo, des transports, des attentats, etc » en « permittents ». Un mot qui n’existe même pas dans la langue française et qui n’est reconnu par aucun correcteur orthographique. Et ces permittents vont voir leurs allocations calculées sur une base complètement débile : le fait qu’il y a 365 jours dans une année. On va diviser leur salaire par 365. Personne ne travaille 365 jours par an. Encore moins les saisonniers que nous sommes ! Mais bref.

Beaucoup de facteurs qui donnent plusieurs impressions : Les guides-conférenciers on s’en fout. Et le salariat on s’en fout. Et protéger les gens de la précarité, on s’en fout aussi tant qu’à faire. La casse du salariat n’est plus à nos portes. Elle est là, et elle torpille des vies sur son passage. Nous, les G-C on le voit bien quand on voit la disparité des points de vues entre nous, selon notre statut fiscal. Une profession scindée en deux. Mais on se serre les coudes.

Alors on fait quoi ?

Et bah, on est Français. On a une réputation à tenir tu vois … ON GUEULE ! Mais plus seulement dans notre petite bubulle virtuelle, maintenant on gueule en public et tu vas bien nous entendre !

Ce que je fais à mon échelle de petit poussin

Bon , ben déjà je me fends d’un article sur le sujet. 🙂 Mais ça m’a pris du temps d’oser le commencer, parce que tu le vois : c’est long comme un jour sans pain !

J’en suis arrivée là après avoir constaté que toute ma vie j’ai considéré le salariat comme étant une protection incroyable. Et, forcée de passer en autoentreprise pour travailler, j’ai bien eu le temps de comparer les deux. Aujourd’hui, l’autoentreprise est favorisée au détriment du salariat qui se retrouve le bec dans l’eau. C’est le monde à l’envers ! Ou le monde qu’on nous prépare ?

De plus, je me suis beaucoup interrogée sur le régime de l’intermittence. Tu le connais pour le monde du spectacle, mais savais-tu qu’il existait aussi, jusqu’en 2014, pour le monde de la culture ? Petit à petit, on lui a retiré ses bénéficiaires et pouf ! A disparuuu ! Pourtant c’est ce que nous sommes : des travailleurs avec multi-employeurs, et un lien de subordination. L’autoentreprise est ce qui se rapproche le plus de notre façon de travailler mais normalement, il faut que l’A-E soit entièrement libre : libre de ses horaires, libre de ses tarifs, libre de proposer le contenu qu’il souhaite. C’est impossible en travaillant pour des agences ! Mais c’est le plus proche.

Donc j’ai décidé de me battre pour que les guides-conférenciers redeviennent TOUS des intermittents. Je suis utopiste mais l’espoir me porte. En gros, je pense que nous devons nous unir autour de notre métier pour ensuite obtenir un statut unique.

Je tweete

Pour ce faire, j’ai retrouvé les identifiants perdus de mon compte Twitter et je retweet tous les tweets avec le hashtag #guidesconférenciers. J’ai plein de collègues qui savent très bien montrer notre ras-le-bol en 140 caractères … Et les politiques, normalement, gèrent leur compte Twitter eux-mêmes. Alors, ensemble, on interpelle le Président, le ministre de la Culture, le secrétaire d’Etat chargé du tourisme et la Ministre du Travail. Parce que seul on va vite, ensemble on va loin et on gueule plus fort.

Oui. J’ai fait une magnifaïk couverture sur Canva pour mon compte Twitter
Je lance ma chaîne YouTube

Avec une amie et collègue G-C, Cindy, nous avons décidé de nous associer pour créer une chaîne à deux. Je n’en dis pas plus pour le moment, chuuut ! On peaufine, on bosse dur pour que ce soit vraiment bien. Mais j’ai pour ambition d’y parler régulièrement de l’actualité de notre beau métier, et même de faire intervenir des collègues pour recueillir un maximum de témoignages. Oui, en gros, je veux que notre chaîne soit joyeuse, à notre image, mais aussi que ce soit un médium d’expression pour le métier. Les media commencent à parler de nous, c’est vrai, mais en même temps, ça fait trois mois qu’on huuurle à s’en péter la luette !

J’adhère aux syndicats

Encore une fois c’est dans l’optique de suivre le dicton : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Notre métier est représenté par plusieurs syndicats et fédérations, notamment :

  • Le SNG-C : Syndicat National des Guides-Conférenciers
  • Le SPGIC : Syndicat Professionnel des Guides Interprètes Conférenciers
  • La FNGIC : Fédération Nationale des Guides Interprètes Conférenciers
  • La FMITEC : Le p’tit nouveau prometteur, créé pendant le confinement, la Fédération des Métiers Intermittents – Tourisme, Evenementiel, Culture

J’ai adhéré à la FNGIC, seulement, pour le moment. Je pense rejoindre la FMITEC aussi.

J’écris aux journalistes

A plusieurs moments, les journalistes ont relayé les déroulés de réunions interministérielles. Un article m’a fait sortir de mes gonds : il y était question de la réunion pour le plan culture, dans laquelle des représentants de chaque profession étaient présents. Chaque profession avait ses « revendications » mais aucun article n’a relayé celles des guides-conférenciers. Par contre, plusieurs articles racontaient que « les restaurateurs se sont vus refuser l’abaissement de la TVA à 5,5% » et les G-C n’ont pas été pris en compte dans le plan. N’allons pas chercher plus loin, ça m’a rendue furieuse (il en faut peu en ce moment …) Donc j’ai écrit aux rédactions qui relayaient cette info. Et j’ai eu des réponses ! Dont une qui a mené à cet article : Déconfinement : les plans Tourisme et Culture ont oublié les Guides-Conférenciers, avec une vidéo où je suis interviewée :

(Cette image pourrait servir pour un article « Confinement : les ravages capillaires et dermatologiques » ahahah !)

J’ai aussi été interviewée par Sputnik. La journaliste a super bien retranscrit ce que je voulais dire et je suis ravie. Tu peux retrouver l’article ici : Les Guides-Conférenciers sortent de l’ombre pour manifester à travers la France.

Ce qui m’amène à te montrer ce que font les collègues à travers la France depuis le Déconfinement.

Galerie : les Guides-Conférenciers envahissent les sites historiques !

Une image vaut 1000 mots comme on dit : florilège choisi d’actions de mes collègues à travers la France entière. Les petites actions individuelles c’est bien. Les grosses actions collectives c’est mieux 🙂 avec pleiiin de petites cartes professionnelles qui volent au vent. Snif, que c’est beau.

Conclusion

Nous continuons à nos échelles respectives à lutter POUR notre métier. Je vais continuer d’écrire aux journalistes. On va lancer notre chaîne YT avec Cindy et quand je dis « lancer », on va le faire comme on lance une fusée dans l’espace : avec force et fracas ! Et avec un maximum de collègues, nous projetons de nous retrouver aussi souvent que nécessaire pour nous faire entendre.

J’espère que cet article vous a plu. Il était très loooong, très sérieux. Mais en même temps, il est à l’image de la situation que nous vivons tous : longue et beaucoup trop sérieuse. Courage à tous, force et robustesse !

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Comments:

  • 29 octobre 2020

    Bravo pour cet article éclairant. Les permittents de la culture sont en effet complètement méprisés. J’appartenais personnellement au fin du fin des permittents, ou plutôt au fond du fond : les modèles vivants. Cela aussi c’est un vrai métier, et à plein temps pour certains, contrairement aux préjugés. Et il n’y pas pire question précarité. A telle enseigne que j’ai décidé d’arrêter dès l’annonce du (premier) confinement en mars dernier.
    Bon courage à tous les permittents dans leurs luttes!

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  • Dominique Mlynarz

    27 juin 2020

    Bon éclaircissement pour une hors profession. Et ben dis donc, c’est un vrai b….l ce métier ! Je ne sais pas si je recommanderais ce métier à des jeunes s’ils me posaient la question. Trop casse-gueule, pas gratifiant. A niveau d’études egal, on trouve mieux , certainement mieux payé et avec une ben meilleure reconnaissance.
    Auto-entrepreneurs , c’est donc plus favorable que salarié dans votre métier ? Pour cette mauvaise phase là, ou en général ? C’est quoi l’avantage ?
    C’est fou, vous êtes une poignée et il y a quatre syndicats ! Un peu n’importe quoi., c’est pas sérieux.
    J’attends l’ouverture de cette chaine avec impatience. Comment pourrai-je savoir quand elle sera effective ?
    Je vais suivre les manifestations et les leurs suites (j’espère). Unissez-vous
    Allez, on y crois, on est avec vous !

    PS c’est quoi ce petit bonhomme rouge ?

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  • Mado

    26 juin 2020

    Merci pour ce très clair résumé de la situation ! Pourvu que vos voix soient entendues! Si c’est le cas tu t’engages a montrer la photo de ta carte sur le blog ? 😛

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